Une émotion ? Mais qu’est-ce que c’est ? 1ère partie

Table des matières

S’il y a une chose que la plupart des Starseeds comprennent difficilement, ce sont les émotions.

Les pensées semblent encore posséder une certaine logique, mais les émotions… Il y a peu de choses plus mystérieuses, imprévisibles et incontrôlables.

Il y a de nombreux essais pour définir les émotions. Celle qui me parle le mieux est de dire que les émotions sont les réponses physiques à des pensées. Elles représentent le lien entre la tête et le corps.

les pensées influencent les émotions qui influencent le corps

Elles sont donc liées à nos pensées, mais aussi à ce qui se déroule dans notre corps. Cette position double les rend difficiles à contrôler ou prévoir purement par le corps ou les pensées.

Où se situent-elles ?

Elles ont généralement au moins 2 localisations simultanées : une dans le cerveau et au moins une dans le reste du corps.

Les émotions sont liées au système nerveux involontaire et échappent donc à notre conscient. Nous n’en voyons généralement que les conséquences, pas l’origine.

Le cerveau limbique

Une zone spécifique du cerveau, le cerveau limbique, situé au centre de la boîte crânienne, est celle connue pour gérer la majorité des réactions émotionnelles.

Au centre de cette zone se trouve l’hypothalamus, qui est le maître de l’homéostasie : l’équilibre interne de notre corps, nécessaire à la vie. Il gère, par exemple, la température corporelle, la pression artérielle, la faim, la soif, la quantité d’urine produite, etc.

L’hypothalamus donne des ordres à nos différents organes, soit par voie nerveuse, soit par voie hormonale. Il influence le fonctionnement et l’équilibre de l’ensemble de notre corps.

On trouve aussi une partie bien spécifique dans le cerveau limbique l’amygdale, responsable de nos réactions automatiques face à la peur ou aux agressions. C’est elle qui cause les mouvements de panique où les gens se marchent dessus et les crimes passionnels .

Elle nous fait également “éviter ” tout confrontation avec ce qui nous effraie. Egalement, lorsqu’elle suit les ordres de l’émotionnel, le mental et l’ego, elle nous fait tomber dans les addictions.

L’hippocampe fait aussi partie du cerveau limbique. Il est impliqué dans la mémoire à long terme. C’est pourquoi on se souvient beaucoup mieux de ce qui nous a touché émotionnellement tout comme quand c’est trop traumatique, le souvenir est tout de suite enfui pour éviter qu’on en souffre encore.

On comprend pourquoi les émotions ont une action directe sur nos fonctions corporelles, nos réactions automatiques et notre mémoire.

Effets des émotions sur le conscient

Notre système nerveux volontaire (le conscient) peut agir sur nos émotions uniquement de manière indirecte. Par exemple, en pensant à quelque chose qui m’angoisse ou bien que j’aime assez longtemps cela peut provoquer l’apparition de l’émotion.

D’un autre côté, il est très influencé par elle. Même lorsque nous croyons prendre nos décisions en toute conscience, la science a montré que nous sommes avant tout les marionnettes de notre cerveau limbique.

Un pet scan montre que le cerveau limbique s’active avant que notre cortex ne le fasse. Les scientifiques peuvent même deviner quelle sera la décision du cobaye avant que ce dernier le sache “consciemment”.

Notre mental trouve alors des justifications à nos émotions, qui n’ont parfois rien à voir avec ce qui les ont réellement déclenchées.

Par exemple, si un événement touche une blessure d’impuissance inconsciente qui date de mon enfance, je peux éprouver de la colère. Mon mental va alors tourner cette colère contre une source externe : mes propres enfants, ma compagne, mon patron ou le gouvernement.

De même pour la peur, la tristesse, le manque de confiance, etc.

Utilité des émotions

La survie physique

A la base, les émotions servent à préparer le corps à réagir en fonction d’une situation. Ces réactions sont ce qui a permis à toutes les espèces de survivre.

Par exemple, lorsque je perçois un danger, j’ai peur. Grâce à cette émotion, mon cœur accélère, ma pression augmente, mes sens s’activent, je transpire… Tout cela va me permettre de fuir ou de me battre en cas de besoin.

C’est donc positif !

Un meilleur fonctionnement du cerveau

Elles vont aussi causer la libération de neurotransmetteurs qui me permettront d’avoir du courage, l’envie d’agir, l’impression d’être en vie, de lutter contre la douleur

Ces neurotransmetteurs sont très importants pour que mon cerveau ait les outils pour travailler et donner des ordres à mon corps.

Cependant, s’il y en a trop, son fonctionnement va être freiné et empêché. De plus, je peux développer une addiction à ces substances auto-produites.

Contrôle de la mémoire

Après avoir vécu un danger, les émotions vont me permettre de m’en souvenir afin d’être encore plus prudent la fois d’après. Elles permettent à notre organisme de déterminer ce qui est important et à enregistrer et ce qui est négligeable.

Sans les émotions, je pourrais refaire en permanence les mêmes erreurs et me mettre en danger.

Risques lié aux émotions

Une réaction inadaptée

Un problème est que la plupart du temps ces réactions archaïques n’ont plus d’utilité.

Lorsque nous avons peur d’un entretien, nous ne risquons pas notre vie, et ça ne nous sert à rien de pouvoir fuir vite pour demander une augmentation à notre patron…

Ce ne sont que des exemples. Notre journée est remplie d’événements où nos émotions nous mettent en réaction d’urgence alors que ce n’est plus utile.

Des émotions qui restent

Un autre risque est que nous nous accrochons à nos émotions.

Si quelque chose m’agresse et que j’utilise la colère pour me défendre, c’est normal. Mais si je suis encore en colère 8 heures plus tard, mon corps et mon esprit restent en tension beaucoup trop longtemps. Du coup, j’agresse mes proches, j’ai des problèmes digestifs, mal à la tête, etc.

Je transforme une réaction immédiate en problème sur le long terme.

Engrammage mémoriel

Le troisième dérèglement possible est lié à notre mémoire.

En activant l’hippocampe, les émotions donnent l’instruction au cerveau d’enregistrer tout ce qui se passe. C’est utile si nous voulons éviter un danger à l’avenir, mais pas dans notre vie courante.

Le problème peut venir de trois origines :

  • La généralisation : notre cerveau élargit naturellement les catégories qui lui sont soumises.
    Ex : j’ai eu des problèmes avec un patron, du coup tous les patrons sont des voleurs qui ne veulent qu’exploiter leurs employés. Les médias sont forts pour activer ce point : j’ai vu l’histoire d’une personne et je la généralise à tout le monde.
  • Le lien : ce qui est perçu ensemble est lié dans notre mémoire. Imaginons qu’on m’annonce une très mauvaise nouvelle au moment où je vois un chien dans la rue. Je peux alors développer une peur irrationnelle et incompréhensibles des chiens sans en comprendre l’origine.
  • Mémoire inconsciente : les traumatismes les plus graves, ceux survenus dans notre enfance et ceux que nous ne pouvons pas exprimé, sont stockés au niveau de notre inconscient. Nous ne savons même pas que nous les avons. Ensuite, le moindre élément proche peut les déclencher. Nous ressentons alors l’émotion concernée et notre mental va l’accrocher au premier élément qu’il perçoit.
    Par exemple : j’ai subi un traumatisme enfant à cause d’un père violant, l’émotion est réactivée par mon patron énervé parce que le travail n’avance pas assez vite et de mon côté, quand je rentre à la maison, je crie sur mes enfants. Je regrette de l’avoir fait et j’essaie de changer mais à chaque fois le mécanisme recommence tant que je ne l’ai pas désarmé à la source.

Ces points expliquent pourquoi quelque chose créé à l’origine pour notre survie peut nous rendre la vie si difficile.

Déséquilibre de l’homéostasie

Finalement, le risque le plus grand est pour notre santé. Comme les émotions ont un effet direct sur le corps, à long terme, elles peuvent déséquilibrer notre homéostasie (l’équilibre dynamique de notre corps), condition première à l’apparition d’une maladie. C’est l’origine des troubles psychosomatiques.

Lorsque j’ai peur, ma tension augmente, mon système digestif est moins alimenté en sang, mon cerveau aussi, mes muscles restent sous tension permanente, mon système immunitaire baisse, etc. Tous sont des facteurs de risque de nombreuses maladies.

La médecine reconnait que le stress peut être à l’origine de beaucoup de maladies “de civilisation”, comme l’hypertension, le diabète sucré, les douleurs chroniques, les troubles digestifs, etc.

Il en va de même pour les autres émotions. Équilibrées, elles permettent de dynamiser l’équilibre du cerveau et du corps, incontrôlées, elles peuvent amener à une rupture de l’homéostasie et à la maladie.

Bonne ou mauvaise émotion

Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise émotion. Il y a des émotions adaptées et équilibrées ou inappropriées et déséquilibrées.

Être dans l’amour ne me sauvera pas en face d’un lion qui veut me manger, mais trembler de peur ne m’aidera pas à passer un examen.

Le secret est dans l’équilibre.

Voilà pour cette 1ère partie. Dans la 2ème partie, nous aborderons l’utilité thérapeutique des émotions et leurs effets pour les AIP.

Amicalement vôtre,

Wanderer

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