Pourquoi, Quoi, Comment, Et si

Table des matières

Des éléments présents à tous les niveaux de l’être

La première fois que j’ai entendu (Wanderer) parlé de ces termes, c’était dans une webconférence de David Jay sur le marketing. Ce sont les éléments auxquels il est nécessaire de répondre dans l’ordre pour captiver son audience.

Pour bien savoir utiliser ces 4 termes dans son quotidien, il est important de comprendre comment ces mots correspondent à nos psychés et quelles utilisations nous pouvons en faire pour tous les aspects de notre évolution.

Au fond, aucun n’est mieux que l’autre. Simplement, chacune correspond à des moments de notre évolution où nous avons plus besoin d’un élément ou d’un autre.

Pourquoi ?

Le pourquoi en thérapie

Le pourquoi s’intéresse à l’origine des choses, au problème de base. Qu’est-ce qui c’est passé pour que j’en arrive là !

avoir perdu foi en moi a déclenché une dépression de laquelle je n’arrive pas à me sortir – me sentant depuis toujours différent, je ne trouve pas mes marques et éprouve des difficultés pour m’intégrer, etc.

Le pourquoi est la question du nettoyage. Une fois l’origine de nos maux trouvée, on peut choisir de la modifier en changeant notre perception.

La psychanalyse, la kinésiologie, les fleurs de Bach, la logosynthèse, le pendule et toutes les thérapies qui recherchent les origines des troubles appartiennent à ce concept. Ce sont les thérapies dites orientées problème.

Le gros avantage de ses approches est qu’une fois la source nettoyée, le problème disparait en entier.

Il y a toutefois deux désavantages majeurs :

  • L’origine des problèmes est souvent cachées loin dans l’inconscient, dans “la boîte noire” comme l’appelle certains psychanalystes. Pour la trouver, il faut souvent du temps, sans jamais être certain d’y parvenir un jour.
  • Il y a tellement à nettoyer que ça peut ne jamais en finir. Nous n’aurons jamais assez d’une vie pour transcender tout notre passé, sans compter le transgénérationnel et nos incarnations précédentes. Il n’empêche que le pourquoi est très utile pour dégager la voie et laisse plus de place pour que notre partie divine puisse s’incarner dans notre vie.

Le pourquoi en spiritualité

C’est l’univers de ceux qui cherchent pourquoi ils sont incarnés, leur mission d’âme, la raison derrière tout ce qui se passe dans leur vie.

Beaucoup d’AIP sont dans ce groupe, concentrées sur le pourquoi elles sont venues sur Terre. Toute souffrance doit avoir une raison. C’est également le mot clé d’un grand nombre de coach en développement personnel et spirituel qui veulent aider à trouver la mission, le pourquoi de votre vie.

La recherche de réponses nous conduit souvent à nettoyer le chemin et ainsi à avancer plus rapidement tout en nous nourrissant de l’espoir d’une explication aux difficultés de la vie. Mais elle peut également nous ralentir à cause des méandres par lesquels elle nous fait passer.

A un moment, ceux pour qui le pourquoi est important se rendent compte qu’il n’y a pas toujours de raison que notre mental humain puisse comprendre. Comme le dit la Bible : les voies du Seigneur sont impénétrables. A ce moment, ils doivent chercher des réponses dans d’autres modes de pensée pour continuer leur évolution.

Le pourquoi est important pour nous donner une raison de vivre et d’accepter les doutes et la souffrance, mais s’il focalise toute notre attention, nous risquons de perdre de vue le chemin pour vivre nos expériences.

Conclusion du pourquoi

La recherche du pourquoi a été pendant longtemps le maître mot des thérapies naturelles et de la spiritualité. Elle reste très importante, même si le fait qu’il faille souvent plusieurs vies pour nettoyer les pourquoi accumulés, font que de plus en plus de thérapeutes et de maîtres spirituels utilisent maintenant d’autres voies pour accompagner les patients.

Quoi ?

Le quoi en thérapie

Le quoi se concentre sur le problème dans l’instant présent.

Si je souffre de surpoids, le diététicien va chercher ce qui ne va pas dans mon régime alimentaire et me proposer des corrections. Si je déprime, par exemple, à cause d’un manque de dopamine, je peux mettre en place une hygiène de vie ou prendre des traitements pour en réguler le niveau.

Les thérapies du quoi se concentrent sur le problème ici et maintenant. Elles ne cherchent pas le pourquoi, l’origine, mais plutôt quel est le problème dans le présent.

La plupart des branches médicales sont dans ce groupe, ainsi qu’un certain nombre d’approches naturelles.

Ne cherchant pas les causes, le quoi ne peut pas régler le fond du problème et il n’a pas l’orientation solution du comment. Cependant, découvrir le problème actuel est souvent plus facile et plus rapide car il ne demande pas de plonger dans la boîte noire de l’inconscient et si on parvient à l’équilibrer, cela permet de le régler rapidement.

Le quoi se concentre sur la maladie et peut ainsi en venir plus rapidement à bout en équilibrant le problème dans le présent, là où il se trouve. Il évite de se perdre dans les méandres de l’origine du mal si on peut le régler dans le présent. Cependant, si l’origine est toujours active, il est probable que le problème revienne d’une autre manière.

On y trouve les thérapies combattant les symptômes mais aussi toutes les interventions d’urgence, l’équilibration de notre hygiène de vie pour combattre spécifiquement une maladie, etc.

Le quoi en spiritualité

D’après mon expérience, le quoi est l’approche la moins utilisée en spiritualité ou alors en mélange avec les autres.

Il se concentre trop sur les blocages, croyances, habitudes qui nous empêchent d’évoluer.

Dans sa forme la plus commune, le quoi s’attaque principalement à la libération de l’ego, vu par beaucoup comme le principal blocage de notre avancement.

Comme le moment présent est le seule moment de pouvoir, il semble logique de se concentrer sur ce qui nous pose problème dans le présent. Mental et Ego deviennent de facto les cibles désignées.

Cette approche était celle la plus utilisée dans les sagesses anciennes et de nombreux maîtres cherchent encore à enlever le plus gros blocage de leurs élèves : l’ego. Après tout, comme il est dit, l’ego est ce qui sépare l’homme de Dieu.

Le problème est que l’ego n’est pas à éliminer. Même les maîtres conservent bien souvent un ego, juste d’une manière moins présente. C’est d’autant plus impossible en vivant dans le monde actif et pas des années dans un monastère.

L’autre difficulté est le temps que cela prend. Il faut souvent des années de médiations et de contemplation avant de s’approcher un peu du but. Il faut souvent bien des vies pour y parvenir.

Certains accélèrent le processus en prenant des drogues, mais mal utilisées, elle peuvent finalement et complètement bloquer nos avancées pour une durée indéterminée.

C’est la raison pour laquelle la plupart des approches modernes occidentales utilisent à présent d’autres approches que le quoi, en tout cas dans les débuts.

Dans une autre méthode, le quoi permet de nettoyer peu à peu ici et maintenant ce qui nous retient. Par exemple, une peur, une colère, une pensée limitante, etc. Même si la quantité de choses à nettoyer fait que le travail est presque infini, cela permet d’avancer petit pas par petit pas en se concentrant sur le présent.

Conclusion du quoi

Le quoi a l’avantage de se concentrer sur le moment présent et les problèmes actuels. En thérapie, c’est généralement l’approche la plus rapide mais qui ne traite pas forcément le problème de fond. En spiritualité, c’est l’approche souvent vue comme ultime avec comme objectif “l’élimination de l’ego”, mais qui est bien souvent inatteignable.

Comment ?

Le comment en thérapie

Le comment concerne les thérapies orientées solutions, comme par exemple la PNL ou les thérapies comportementales. Ces thérapies ignorent sciemment la recherche de l’origine d’un mal pour mettre au point une stratégie pour s’en sortir. Pour le comment, l’important c’est la solution et pas le problème. Peu importe ce dont je souffre, l’essentiel c’est la santé.

Toute l’énergie est monopolisée sur la recherche d’une solution au lieu du problème. La plupart des fois, trouver et nommer le problème ralentit le processus au lieu de le faciliter.

Par exemple, imaginons que je souffre d’arachnophobie, au lieu de chercher pourquoi, je peux reprogrammer mon cerveau pour qu’il “voit” une araignée comme s’il s’agissait d’un autre animal. Je serai toujours arachnophobe, mais je ne “verrais” plus d’araignée.

Un autre exemple : si chaque fois que je vois un gâteau j’ai envie d’en manger, je peux transformer mes habitudes pour à la place boire une tisane. Je n’ai plus besoin de corriger mon problème ou de nettoyer en profondeur qui je suis, il y juste besoin de modifier mes perception.

Ces thérapies ont l’avantage d’être très rapides et efficaces. Elles ne demandent pas de fouiller en profondeur dans le fond de son soi. Du coup, un grand nombre de personnes les privilégie. Mais elles ne traitent pas l’origine du problème qui peut ainsi toujours revenir, d’une manière ou d’une autre.

Il faut souvent plusieurs séances pour traiter les différentes implications de notre problème de base. Par exemple, en cas d’allergie aux noix, une séance pourrait effacer la réaction aux fruits, mais d’autres peuvent être nécessaires pour enlever les réactions croisées.

Il arrive aussi que les traitements développent des effets secondaires inattendus. En effet, en travaillant sur la solution sans s’occuper du problème, on peut déclencher des réactions en chaîne. Il faut alors traiter chacun de ces effets indépendamment.

Ces thérapies sont parmi les plus utilisées à notre époque et dans notre société tant elles sont orientées sur le côté pratique et rapide. Elles évitent de devoir se poser trop de questions et permettent des chargements profonds de notre manière de voir le monde et ainsi d’y vivre. Par contre la question est de savoir ce qui peut se passer à long terme vu qu’il n’y a pas de vrai changement en profondeur.

Le comment en spiritualité

Les différentes approches spirituelles sont divisées par rapport à ce concept. D’un côté, beaucoup d’approches modernes se concentrent sur la solution plus que sur le problème, d’un autre, les sagesses anciennes parlent davantage du travail de nettoyage que de solutions d’évolution rapide.

Comme l’énergie suit l’attention, ne pas se concentrer sur le problème évite de le renforcer, mais n’est pas forcément suffisant pour l’éliminer. Cela permet souvent d’avancer plus vite vers notre destination mais l’atteindre demande souvent de prendre à un moment un autre chemin.

Par exemple, les méthodes traditionnelles de méditation demandaient qu’on arrête de penser. Hors penser à ne pas penser c’est déjà penser. Seules des personnes très avancées peuvent espérer y parvenir et ainsi entrer en Samadhi. Beaucoup de débutants en méditation se décourageaient rapidement et renonçaient à leur évolution spirituelle. Les méditations proposées actuellement concentrent plutôt notre attention sur des éléments précis comme notre respiration ou une flamme, ce qui monopolise notre mental. Ce type d’approche ne mène pas seule à l’illumination, mais elle permet d’obtenir peu à peu la discipline nécessaire pour des techniques plus avancées.

Les approches simplifiées du comment ont été pendant longtemps rejetées par les différents gurus et maîtres, car elles ne permettent pas d’atteindre la vraie illumination. Elles ont cependant permis à des millions de personnes d’avancer rapidement sur leur chemin spirituel et ont participé à l’éveil de l’humanité actuel.

Elles ont également l’avantage de créer des changements dans notre quotidien en nous donnant des outils pour gérer nos émotions, nos pensées, nos réactions, etc. Voir son évolution dans sa vie de tous les jours permet de nous donner confiance et de continuer son travail. Il faut cependant garder à l’esprit qu’elles ne sont généralement pas suffisantes pour atteindre l’illumination… si tel est notre but 😉

En conclusion du comment

Le comment est certainement l’approche numéro 1 de ces quinze dernières années pour tout ce qui est psychologie et spiritualité. Son orientation positive permet des changements rapides et efficaces dans notre vie courante.

Et si ?

Le Et si en thérapie

On trouve ici les thérapies qui font appel à des approches différentes qui ne pensent ni au problème ni à la solution, mais juste à la guérison. Les thérapies énergétiques, quantiques et les approches sur les archétypes font partie de cette vision de la santé tout comme la plupart des thérapies humanistes, l’homéopathie uniciste et les prières.

Les Et si vont voir au delà du problème ou de la solution pour amener une guérison universelle quelque soit la maladie. Pour ces techniques, savoir de quoi souffre la personne importe peu, puisque le but est simplement de permettre au client d’avoir la santé.

Certaines de ces techniques recherchent les solutions à l’extérieur de nous (Dieu, des anges, des esprits, une source de guérison, la lumière, l’univers, des remèdes, etc.), d’autres dans notre part divine et lumineuse (notre moi supérieur, notre âme, notre humanité etc.)

Beaucoup de ces approches sont liées à la spiritualité mais pas toutes. Elles ont par contre pour principe qu’il existe en nous ou dans l’univers une force de guérison. S’y connecter permet d’être en pleine santé, quelles que soient les conditions extérieures.

L’avantage de ces techniques, c’est qu’elles nous sortent de l’impression que nous sommes de “petits humains limités”, incapables de retrouver notre pleine santé, notre plein potentiel. Elles permettent également de guérir des maladies contre lesquelles les autres techniques sont inefficaces, amenant parfois de vrais miracles.

Les défauts peuvent être une déresponsabilisation vu que la source de guérison ne dépend pas vraiment de soi et on peut y perdre de vue le travail de nettoyage et de transformation à faire.

Ces approches sont celles qui ont le plus de succès actuellement dans les thérapies alternatives, surtout avec l’arrivée des thérapies quantiques et informationnelles. Elles sont rapides, efficaces sans demander un trop grand investissement personnel. Mais à la fin, quelle que soit l’approche, il y aura forcément une remise en cause. Dans le cas du Et si, elle se fait parfois de manière si subtile que la personne ne se rend même pas compte qu’elle a changé.

Le Et si en spiritualité

Dans les traditions anciennes, le Et si se trouvait dans la prière, la communion avec le Divin et le Bakthi Yoga par exemple. En se perdant complètement dans l’admiration du Divin, nous nous détachons des considérations de notre Ego et notre Mental. Cela permet une évolution rapide.

Les approches plus modernes concernant le Et si consistent à équilibrer nos chakras, nos énergies et tout notre espace quantique. On peut aussi demander à des anges ou des maîtres de nous aider en leur offrant nos blocages, leur demandant des nettoyages et des assistances dans notre évolution.

En occident, pendant longtemps cette voie était la seule possible pour suivre un chemin spirituel et en orient elle était une des principales. Elle reste une des voies les plus empruntées sur le chemin spirituel.

Si elle a beaucoup d’avantages, principalement sa rapidité, cette approche demande un lâcher prise souvent difficile pour nos esprits occidentaux. On aime bien comprendre, analyser, agir… Se laisser aller dans les bras d’une force qu’on ne comprend pas complètement n’est pas facile, bien au contraire. Il est souvent nécessaire de travailler sur ses blocages, son impossibilité à couper son mental qui veut garder le contrôle.

Un autre danger de cette approche est de perdre sa responsabilité personnelle au profit d’un dieu, un guru ou du champ quantique. Même si s’abandonner est nécessaire, il est également vital de rester en son centre, conscient que, même si une entité peut nous accompagner, nous sommes les seuls à pouvoir avancer sur notre chemin.

Conclusion sur le Et si

Cette approche est certainement la plus éloignée de nos habitudes. Elle peut se montrer extrêmement efficace, quel que soit le but recherché, car justement le but n’est pas important sur le chemin du Et si.

La difficulté est que notre mental lâche suffisamment prise pour nous permettre d’accepter les bienfaits de ces approches sans pour autant perdre notre pouvoir personnel au profit d’une source extérieur. Savoir que je suis tout puissant, sans me croire tout permis ou enlever la puissance aux autres.

Conclusion

Il n’existe bien sûr pas d’approche absolue et vous l’aurez compris, l’idéal est de mélanger un peu toutes ces approches dans des proportions qui vous conviennent. Les plus cérébraux auront besoin du pourquoi, les plus ouverts iront dans le Et si sans se poser de question…

Je parlerai de la manière de mélanger ces approches dans un prochain article.

Et pour vous, qu’est-ce qui fonctionne le mieux ?

Amicalement vôtre,

Wanderer & Bhân

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