Vivre ses traumatismes

Table des matières

Dans les prochaines semaines, vous pourrez retrouver toute une série d’articles sur les traumatismes et à leurs conséquences sur l’ensemble de nos vies.

En effet, les traumatismes vécus pendant notre enfance ou durant notre vie adulte teintent et influencent notre manière de voir le monde, nous empêchant de profiter pleinement de notre expérience dans cette vie.

Les traumatismes nous séparent de nous-même, ils nous empêchent de nous connecter à qui nous sommes. Les plus gros causent des clivages entre nous et nous.

Qu’est-ce qu’un traumatisme ?

La définition d’un traumatisme diffère en fonction de l’angle d’approche pour les étudier. Il existe ainsi plusieurs façons de voir et approcher les traumatismes.

Les traumatismes physiques

Dans la médecine classique européenne, un trauma est une blessure causée par un choc ou un accident. Par exemple, une fracture après une chute ou les dommages causés par un accident de voiture.

Ils sont classés en fonction des zones du corps touchées :

  • Traumatismes :
    • crâniens
    • thoraciques
    • abdominaux
    • des membres inférieurs ou supérieurs
  • Polytraumatismes

Dans ces cas-là, le corps a généralement besoin d’être soigné et de repos pour pouvoir se régénérer. Il arrive régulièrement que certaines conséquences physiques d’un traumatisme ne disparaissent jamais ou seulement après de très longues années.

Même si la définition de base reste la même, la médecine prend de plus en plus en compte les aspects psychologiques des traumatismes dans son approche.

Le traumatisme émotionnel et mental

En psychologie, le traumatisme est plutôt lié à un choc mental ou émotionnel violent, par exemple de la maltraitance, un viol, avoir vécu la guerre, une rupture, un deuil, etc.

Afin de survivre, lorsqu’elle est opposée à une grande souffrance émotionnelle, notre psyché se dissocie de la partie blessée. Si le traumatisme dure sans possibilité d’en sortir ou d’en guérir, le fractionnement continue. Notre psyché peut alors se retrouver éclatée en dizaines ou centaines de fragments. Un peu comme un pare-brise après un gros impact.

Il en résulte des émotions et des souffrances chroniques dont on n’a pas l’impression de pouvoir sortir. Parfois, on ne comprend même pas, plus, d’où elles viennent. Mais elles influencent tous nos comportements et nos manières de vivre.

Un exemple bien connu et documenté concerne les soldats qui reviennent du front. Ils croient souvent se sentir bien (et refusent l’aide psychologique), mais les traumatismes vécus lors de la guerre influencent tout leur comportement et leur vie : colères, cauchemars, réactions instinctives de fuite, alcoolisme, etc. Il s’agit bien évidemment d’un exemple fictif, chaque cas étant unique.

Des traumatismes émotionnels et psychologiques sont très souvent liés à des traumatismes physiques. Ils peuvent même dans certains cas gêner la régénération des tissus.

Des chocs stockés au niveau de ses organes

Le décodage biologique et la biologie totale se concentrent, eux, sur les effets physiques des traumatismes émotionnels subis.

Pour ces approches, il y a un traumatisme lorsque nous vivons une émotion que nous sommes incapables de gérer consciemment.

Nous allons alors stocker ces émotions dans différents organes afin que notre système nerveux puisse continuer à fonctionner. Il s’agit d’une réaction de survie.

Les organes concernés dépendent des émotions. Par exemple, le foie est lié à la peur de manquer et les os à la valeur de soi.

Si ce traumatisme n’est pas traité, il risque de se renforcer à chaque nouvelle fois que nous ressentons l’émotion en question. A force, l’organe risque de développer une maladie. C’est juste une réaction de survie et une alarme pour nous indiquer quels traumatismes nous avons à régler.

Perdre une partie de son âme

Dans les traditions chamaniques, il est dit qu’un traumatisme peut nous faire perdre une partie de notre âme. Dans certaines approches, ce phénomène est à l’origine de l’apparition de toutes les maladies qui peuvent nous toucher.

Quand on regarde cette possibilité avec notre vision judéo-chrétienne ou spirituelle, on a tendance à la repousser, car il n’est pas possible que l’âme perde une partie. Cela voudrait dire que le divin peut perdre une partie de lui-même.

En réalité, pour les chamans, il existe plusieurs âmes.

Notre âme immortelle créé une âme passagère afin qu’elle s’occupe de contrôler la matière. C’est cette seconde âme qui peut perdre des morceaux. C’est également elle qui peut rester sur Terre après notre mort, créant les différents contacts possibles entre les vivants et les morts.

Lorsque nous vivons des chocs ou des traumatismes importants, des parties de cette âme nous sont arrachées. Elles se perdent alors dans d’autres dimensions. Cela cause un vide en nous que nous essayons de combler : émotions, addictions, comportements spécifiques, relations toxiques, etc. Des entités peuvent également en profiter pour posséder la partie dénuée d’âme. Cela peut entraîner la survenue de maladies physiques ou mentales.

Le traumatisme peut avoir des effets à long terme sur notre santé physique, mentale et spirituelle. Ils sont parfois mêmes des blocages qui nous empêchent totalement de vivre ou peuvent nous pousser à nous cliver de notre vraie nature.

Gravité des traumatismes

On pense immédiatement à un traumatisme quand un militaire revient de la guerre, une personne a subit un viol ou un enfant est maltraité. Cependant, même les plus petits traumatismes peuvent causer parfois les plus grands impacts.

Plusieurs facteurs influencent les effets et l’importance d’un traumatisme :

  • La force de l’événement. Généralement une agression aura plus d’impact qu’une insulte.
  • Nous croyances liées à cet événement. C’est la raison pour laquelle deux personnes subissant le même traumatisme n’en vivront pas les mêmes impacts. Je pourrais trouver ça terrible alors qu’une autre personne le trouverai normal. Par exemple être insulté dans la rue pourrait être un traumatisme important ou une nuisance amusante en fonction de ma réaction.
  • Un élément proche du précédent : les émotions connectées à l’événement qui peuvent augmenter ou diminuer la portée du choc. Un exemple classique est la personne qui se dispute avec un proche juste avant qu’il ne meurt brusquement. La culpabilité augmente la portée du choc.
  • La capacité à prendre du recul, qui dépend de la situation, de nous et de notre état. C’est la raison pour laquelle un traumatisme à un moment où nous sommes épuisé aura plus d’impact.
  • Le fait qu’il se répète à de nombreuses reprises. Par exemple un enfant souvent humilié par ses camarades. La répétition du traumatisme sans porte de sortie ou compréhension possible de la situation la rend de plus en plus difficile et l’enfant finira par se cliver pour survivre.
  • Les traumatismes passés, réactivés par de nouveaux traumatismes, même s’ils ne sont pas directement semblables. Cela peut entraîner des réactions traumatiques bien supérieures à celles attendues. Comme lorsqu’un regard un peu appuyé d’un homme provoque un traumatisme chez une femme qui a vécu des attouchements en étant petite
  • Ne pas pouvoir en parler rapidement. Lorsque l’on peut discuter de son ressenti avant qu’il ne s’imprègne, cela permet souvent de le nettoyer.
  • L’âge auquel ça nous arrive impacte notre capacité à prendre du recul. C’est pour cette raison que les traumas d’enfance sont si forts. Sans une capacité de résilience qui s’acquière autour de 7 ans au niveau de la maturation du cerveau, les traumas arrivés dans l’enfance s’impriment très fort dans le corps.

Comme on le voit, il existe beaucoup de facteurs capables d’influencer l’impact d’un traumatisme sur nos vies. Sans compter tous les facteurs spécifiques à notre situation.

Estimation de la gravité d’un traumatisme

Il ne faut pas juger la gravité d’un traumatisme avec un regard externe basé uniquement sur les faits. Bien sûr, nous avons tendance à considérer qu’un enfant élevé dans un pays en guerre comme plus traumatisé qu’un adulte ayant subi une rupture difficile. Cependant, ce n’est pas forcément le cas.

Pour connaître la gravité d’un traumatisme, il est nécessaire de se concentrer sur ces effets, sur la force et la profondeur des émotions qui le composent. Parfois, nous pouvons penser qu’un traumatisme est léger alors qu’il possède de profondes ramifications. C’est seulement au moment où on travaille sur un traumatisme et qu’on en ressent les effets qu’on peut vraiment savoir sa profondeur réelle dans notre vie.

Des conséquences dans le temps

Les traumatismes les plus importants peuvent amener immédiatement des conséquences. Par exemple une personne qui n’ose plus sortir de chez elle après une agression.

Cependant, la plupart des traumatismes déploient davantage leurs effets sur le long terme, parfois des dizaines d’années plus tard.

Un système de survie

Tout vient d’un système de survie ancestral. Lorsque nous vivons un traumatisme dans une situation dangereuse, nous ne pouvons pas nous permettre de nous effondrer, ni même de nous montrer faibles. Les faibles sont toujours les proies idéales. C’est pour cela que les animaux malades font tout pour le cacher.

Ainsi, dès que nous subissons un traumatisme, notre inconscient l’enferme profondément dans notre psyché afin de ne pas en subir les conséquences immédiates. Parfois, nous perdons même la conscience d’avoir subi ce traumatisme.

Cependant, conserver ce traumatisme au fond de nous va peu à peu avoir des conséquences sur nos vies. Un peu comme des fûts de déchets toxiques qui seraient enterrés au fond d’un jardin et qui empêcheraient les fleurs de pousser.

Des effets qui s’accumulent

Une fois qu’un traumatisme est bien implanté dans notre inconscient, il va s’auto-alimenter, nous conduisant souvent dans un cercle vicieux. Nous allons repérer et attirer de nouvelles situations en lien avec ce traumatisme. Et à chaque fois, cela va le renforcer de plus en plus.

On connaît bien le cas de la fille battue par son père, puis par son petit ami, puis par ses trois maris successifs jusqu’à ce qu’elle parviennent à se libérer de son traumatisme. De façon moins importantes, nous nourrissons souvent nos traumatismes cachés en attirant des situations similaires.

C’est à cause de ce phénomène qu’un traumatisme mineur peut nous gâcher la vie encore vingt ans après.

Traumatismes et AIP

Si tout le monde a subi des traumatismes qui influencent sa manière de vivre, les AIP y sont particulièrement vulnérables. Leur nature hypersensible et leur manque d’habitude de l’incarnation terrestre les empêchent de pouvoir rester centré en eux quand ils font des expériences des agressions du monde extérieur. Sans compter que la vie dans la matière est, en soi, un traumatisme.

Dans le prochain article, nous aborderons les cas particulier des traumatismes chez les AIP.

D’ici là, n’hésitez pas à nous partager en commentaire ce que vous avez mis en place pour sortir des traumatismes qui ont eu lieu dans votre vie.

Amicalement vôtre,

Wanderer & Bhân

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