3 techniques utilisant le corps pour dépasser rapidement ses trauma psychologiques

Table des matières

Contrairement à ce qui était cru depuis longtemps, il n’est pas nécessaire de passer uniquement par de longues psychanalyses pour passer au delà de ses trauma psychologiques.

Le Dr James Samuel Gordon a mis au point une technique unique pour équilibrer les traumatismes psychologiques rapidement. Elle est à la fois basée sur ses études et son expérience de psychothérapeute, son travail spirituel et ses années passées à soigner les réfugiés de guerre.

Lui et ses équipes du center for mind-body medicine ont pu aider des centaines de personnes à se sortir de troubles traumatiques parfois très profonds. Son approche est à la fois simple et très profonde.

Pour connaître la définition que nous donnons des différents types de traumas, vous pouvez lire cet article et pour un aperçu des différentes thérapies celui-ci.

Une technique inspirée du travail du Dr Gordon et adaptée aux traumatismes des AIP

Nous vous présentons une version de son approche que nous avons adapté aux conditions spécifiques des AIP. Elle peut convenir pour tous, mais est surtout destinée aux personnes ne se sentant pas chez eux sur cette planète et ayant subi des traumas psychologiques.

Elle utilise le lien entre le corps et l’esprit pour permettre à ce dernier de passer au delà des émotions et des blocages liés aux traumas.

Se soigner de ses traumas psychologiques

La plupart des traumas psychologiques sont trop profonds pour être traités seuls sans préparation. Les indications données dans cet article sont surtout là pour vous apporter des outils afin d’améliorer les effets de votre thérapie, voir de l’intégrer dedans avec l’accord de votre thérapeute.

Pour ceux qui ne souhaitent pas entamer une démarche thérapeutique, ces exercices peuvent être utilisés comme première approche libératrice puissante.

Commencer par respirer pour se libérer des traumas psychologiques

La base de tout traitement corps-esprit pour les traumatismes commence par la respiration. Le yoga et les différentes écoles de méditation ou de chamanisme en proposent de nombreuses pour des objectifs bien particuliers.

Pour le travail sur les traumas psychologiques, la respiration la plus efficace est la respiration ventrale en détente. Le but est de détendre le corps et l’esprit. Pour cela, il est important que la respiration soit simple et en souplesse. Sans besoin de contrôle et de maîtrise particulière.

La respiration ventrale en toute détente

La base de cette respiration est d’inspirer tranquillement par le nez en gonflant son abdomen. Puis d’expirer de manière identique sans retenir sa respiration et de recommencer.

Le plus grand défi dans cette respiration est de la faire en restant le plus détendu possible. Souvent, lorsqu’on exécute un exercice extrêmement simple, notre mental panique et essaie de contrôler et de compliquer les choses.

Plus le trauma psychologique que l’on veut dépasser est important, plus il peut être difficile de se détendre et plus c’est important.

Ajouter un mantra pour accentuer la détente et la présence

Pour augmenter la détente nécessaire à la libération des traumatismes, il est très utile d’ajouter des mantras qui accompagnent la respiration. Quelques mots en inspirant, quelques mots en expirant.

Vous pouvez créer vos propres mantras en français ou dans une autre langue. En voici quelques-uns adaptés au AIP :

  • Inspiration
    • l’amour entre
  • Expiration
    • les peurs sortent
  • Inspiration
    • la paix entre
  • Expiration
    • les peurs sortent
  • Inspiration
    • la lumière entre
  • Expiration
    • l’obscurité sort
  • Inspiration
    • So
  • Expiration
    • Ham
    • (so ham : je suis)
  • Inspiration
    • Ham
  • Expiration
    • Sat
    • (ham sat / sat nam : vrai nom et vraie libération, je suis la vérité, je suis la lumière)

Prendre le temps de bien se détendre immédiatement après un traumatisme

Cet exercice seul permet de dépasser des traumatismes récents. Si nous parvenions tous à respirer ainsi juste après un traumatisme, notre cerveau parviendrait bien plus facilement à les dépasser. Le souci c’est, qu’à la suite d’un traumatisme, notre mental et notre ego sont en complétement ingérables et prendre le temps de cet exercice peut être très dur.

On ressent davantage le besoin de s’agiter dans tous les sens, de se protéger ou de fuir notre douleur que de respirer. Respirer calmement, c’est se rendre vulnérable à nos propres émotions et sortir du système de fuite et combat. Ce n’est pas facile, mais très efficace.

Si au lieu de nous laisser happer par le drama de la situation, nous parvenons à nous détendre et respirer, nous pouvons empêcher le trauma émotionnel de s’engrammer en nous.

Un bon exemple : prendre une douche froide nous coupe en général notre respiration et nous avons tendance à nous crisper dans ces moments-là. Alors que prendre le temps de se connecter à notre corps, respirer tranquillement et nous détendre nous permet de bien mieux supporter la douche froide et ses bienfaits.

Se poser et respirer avant d’avancer

Dans les cas de traumas psychologiques plus anciens et plus profonds, cet exercice de respiration est un précurseur indispensable au reste du travail. Il est primordial d’y consacrer au moins deux fois cinq minutes par jour pour en ressentir profondément les effets. Plus on le pratique, plus le sentiment de détente vient rapidement.

Une fois qu’il devient possible de rester apaiser en repensant à son ou ses traumatismes, on peut aller de l’avant dans le cheminement tout en continuant les respirations.

Il est intéressant également de prévoir également de la pratiquer quelques minutes avant les autres exercices.

Dessiner pour laisser s’exprimer son enfant intérieur

Les pédopsychiatres connaissent la puissance incroyable du dessin pour le travail avec les enfants. Ces derniers peuvent exprimer leurs peurs et leurs cauchemars sans avoir à en parler. En plus des outils offerts ainsi aux pédopsychiatres pour comprendre de quoi souffrent leurs jeunes clients, le fait de dessiner permet d’évacuer une partie du trauma psychologique.

Moins utilisés chez les adultes, le dessin n’en reste pas moins un outil très puissant pour permettre à leur part enfantine de s’exprimer. Comme un grand nombre de nos traumatismes sont attachés à cet élément de notre personnalité, le dessin est d’une aide précieuse dans la plupart des cas.

L’ennemi est la perfection

Si le dessin fonctionne différemment et en général mieux pour les enfants que pour les adultes, c’est que les enfants sont moins paralysés par la peur de mal faire. La plupart des fois où on demande à un adulte de dessiner, il commence à stresser par rapport au résultat (et je suis bien le premier à le vivre 😉). Ce stress gène le processus, car il empêche de laisser sortir tout ce qu’on a à sortir.

Comme la plupart des fois ces dessins n’ont pas à être vus par d’autres personnes, on pourrait croire que cela facilite les choses. Sauf que… Non. Notre auto-jugement en a peu à faire des autres.

Comment dépasser sa peur du jugement et dessiner ?

Le moyen le plus efficace est l’action.

Agir en conscience nous permet de sortir du mental et de nos craintes. Quand on pratique cette technique seul, nous pouvons aisément faire et refaire un dessin. Il est donc important de faire un dessin, quitte à en faire un autre s’il ne nous plaît pas (attention par contre à ne pas tomber dans le piège d’en commencer un deuxième avant d’avoir fini le premier et à la longue de ne jamais en finir).

Prendre un moment pour se détendre grâce à la respiration du ventre, puis commencer à dessiner. Peut importe que vous ayez une boîte de crayons de couleurs professionnelle ou un simple stylo, l’essentiel est de dessiner.

La qualité du dessin n’importe pas. Ce qui est important c’est de mettre nos émotions au maximum dans les traits du dessin.

Quatre dessins différents pour un traumatisme

Afin de travailler efficacement sur les effets des traumas psychologiques pour les AIP, il est conseillé de réaliser trois dessins différents (chacun peut être réalisé à plusieurs reprises si besoin).

Laisser parler son cœur. Le mental et ses jugements n’a pas sa place dans cet exercice. S’il commence à exprimer son avis, dites-lui merci, mais que cela ne vous intéresse pas et respirer tranquillement avec votre ventre jusqu’à être calme. Vous pouvez ensuite reprendre le dessin.

Utilisez des symboles autant que nécessaire. Les symboles ont autant de pouvoir que des scènes réelles. Mieux vaut donc dessiner un symbole rapide que passer des jours à produire un dessin de haute qualité.

A la fin de votre dessin, prenez un moment pour l’observer et ressentir au maximum les émotions qu’il génère en vous. Utilisez la respiration dans le ventre pour rester le plus détendu possible. Après quelques secondes, vous pouvez mettre le dessin de côté et passer au suivant.

Mon trauma

Dans le premier dessin, vous dessinez avec le maximum de détails le ou les traumatismes que vous avez subi. Il n’est pas utile de se demander si cela c’est réellement passé de cette manière ou si vos souvenirs sont exacts.

L’essentiel est de dessiner vos émotions sous la forme de ce qui s’est passé pour vous. Prenez bien le temps de tout représenter, autant le négatif que le positif. Par contre, tout doit concerner le traumatisme (moment précis ou vos souvenirs, vos sensations liées à ce trauma) et pas ce qui vous concerne maintenant.

Par exemple, vous vous souvenez d’une dispute entre vos 2 parents quand vous étiez petit-e. Cela vous a fortement marqué. Vous pouvez vous dessiner enfant et comment vous avez vécu cette scène.

Ma vie avec le trauma psychologique

Ce deuxième dessin sert d’exutoire, de moyen de sortir ce qui nous pèse. Pour permettre vraiment un lâcher-prise, il faut faire un dessin de sa vie actuelle en exagérant volontairement les aspects négatifs liés au traumatisme. Il est important de se lâcher, de mettre les aspects difficiles le plus gros et menaçant possibles. Vous pouvez utiliser des symboles qui représentent ces aspects négatifs pour vous.

Faites de votre vie le plus terrible des enfers.

Laissez votre cœur vous guider quant aux éléments qui vous posent problème ici et maintenant. Le deuxième dessin n’est pas un dessin du traumatisme mais de ses conséquences actuelles.

Quand vous l’avez (ou les avez) terminé, vous pouvez passer au suivant. L’idéal dans cet exercice est d’avancer rapidement. Ne passez pas plus d’une heure ou deux sur cette étape.

Reprenons notre exemple précédant mais selon votre vision actuelle. Dès que vous êtes dans une certaine intimité avec quelqu’un, vous vous mettez à trouver toujours un sujet de dispute pour “éviter” les disputes.

Mon aide “divine”

Ce troisième dessin va vous permettre de lâcher au maximum votre imagination d’enfant, tout en faisant participer l’adulte.

Maintenant que vous avez dessiné votre vie la plus cauchemardesque possible, vous allez pouvoir créer l’image de ce qui va vous aider à en sortir. Vous pouvez reprendre l’idée de votre dessin précédent en ajoutant des aides pour vous détacher de toutes les énergies négatives.

  • Un démon vous tourmente ? Laissez Mikaël le pourfendre de son épée
  • Votre famille de Sirius peut venir vous guider pour sortir de ce labyrinthe
  • La flamme violette transforme les personnes qui vous torturent en personnes qui vous aiment et vous aident

Laissez parler votre imagination en fonction de ce qui vous parle. Les aides peuvent prendre toutes les formes, venir de n’importe quelles croyances tant que cela vous convient.

Devenez un enfant aidé par les dragons, un mage invocateur d’élémentaires ou un prêtre accompagné par les Séraphins.

Aide extérieure ?!?

Les adeptes du développement personnel risquent de se révolter à l’idée de faire appel à une aide extérieure. En effet, même sur SoU nous disons souvent que nous matérialisons tout dans notre vie, nous n’avons donc potentiellement pas besoin d’aide.

En fait, c’est comme si je voulais créer une entreprise. Je peux le faire seul, mais il vaut mieux que je matérialise l’aide pour y arriver plus facilement.

En outre, ces dessins sont métaphoriques, ils sont là pour aider notre inconscient à évoluer. La question n’est donc pas de savoir si ces aident existent ou pas.

Ma vie sans traumatisme

Le dernier dessin vous demande d’imaginer comment serait votre vie actuelle sans traumatisme.

Il ne s’agit pas de dessiner sa vie rêvée, mais celle qu’on aurait si nous n’avions pas ce traumatisme qui nous empêche de vivre pleinement. Des quatre dessins, celui-ci se veut le plus réaliste. Il n’est pas utile de se dessiner milliardaire si on ne pense pas que notre situation économique changerait en laissant nos traumas psychologiques derrière nous.

Vous pouvez utiliser des symboles tant que ces derniers représentent des éléments réalistes pour vous.

Brûler pour continuer le chemin

Une fois vos quatre dessins terminés, il est important de prendre un dernier temps pour les regarder en laissant passer en vous tout ce qu’ils vous évoquent.

Puis brûlez-les du premier au dernier. Si vous n’avez pas de cheminée, une casserole ou l’évier feront l’affaire. Il est aussi bien de les brûler dans la nature puis de lui confier les cendres (en faisant attention de ne pas déclencher d’incendie ;-)).

Bouger pour engager le corps

Lorsqu’on observe les animaux après un traumatisme (par exemple être capturé puis bagué par des scientifiques avant d’être relâché), ils passent par un épisode d’activité physique intense (parfois des spasmes) avant de se calmer et de reprendre leur vie comme si de rien n’était.

Évacuer les hormones et les déchets

Lors d’un stress, notre corps produit de grandes quantités d’hormones (adrénaline, noradrénaline et cortisol principalement). Sous leur effet, nos muscles brûlent de grandes quantités de sucre, produisant alors plus de toxines.

Ces toxines et ces hormones empêchent un bon fonctionnement du système nerveux. Comme il n’arrive plus à intégrer et relâcher ce qui c’est passé, il reste bloqué sur le trauma psychologique au lieu de pouvoir passer à autre chose. Ces toxines peuvent également gêner le processus de guérison, comme elles empêchent notre cerveau de bien fonctionner.

Il est donc nécessaire de les évacuer avant de pouvoir transcender nos traumas émotionnels.

Un système naturel empêché

Notre corps, comme celui des animaux (et des plantes), a la capacité d’évacuer les toxines et de dépasser les effets des hormones du stress. Mais pour cela il a besoin de mouvements.

Généralement, lors d’un traumatisme, un animal reste un moment sidéré, incapable de réagir. Ensuite, il se relève et est secoué de spasmes ou coure de manière désordonnée. Ces mouvements permettent à son corps d’évacuer les toxines et les effets des hormones. Il peut ainsi continuer son chemin presque comme si de rien n’était.

L’être humain possède ce réflexe lorsqu’il est tout petit, mais, rapidement, notre éducation nous éloigne de ce réflexe naturel. Nous devons éviter de nous faire remarquer, ne pas bouger. Un trauma psychologique doit demeurer dans notre tête, surtout ne pas s’exprimer au niveau du corps.

Du coup, notre corps n’arrive pas à éliminer les toxines ni à passer au delà du stress subi. Nous restons ainsi dans l’incapacité de gérer notre trauma psychologique et aller de l’avant.

Bouger son corps pour… bouger hors de ses traumas

Afin d’aider notre organisme à évacuer les effets du stress, il est important de bouger. Si l’idéal est de le faire rapidement après l’événement traumatique, cela peut être accompli tant que nous subissons les effets du stress post-traumatique.

Pour réaliser cet exercice, commencez par quelques respirations dans le ventre. Puis mettez une musique que vous aimez et qui bouge bien.

Laissez-vous porter par la musique. Dansez, dansez, dansez. Laissez la joie de bouger librement vous emporter.

Ne pas se lâcher

La seule manière de ne pas profiter pleinement de cet exercice est de ne pas se laisser pleinement aller. Lorsqu’on garde le contrôle, cela empêche de sortir pleinement son stress.

Pour éviter au maximum ce phénomène, il est souvent important de pratiquer cet exercice seul, dans un endroit où on se sent en pleine confiance et en sécurité.

Il est également important de réaliser cette première danse à plusieurs reprises avant de passer à la suite. Les premières fois, on peut se sentir gêné et coincé, mais au fur et à mesure, nous allons nous lâcher.

Lorsque vous sentez que vous pouvez danser sans contrainte, vous pouvez continuer le travail.

Faire une pause et penser à son trauma psychologique

Après environ 3-5 minutes de danse, couchez-vous. Respirez avec votre ventre (en respirant par la bouche si vous êtes essoufflé) en vous détendant au maximum.

Concentrez-vous sur votre trauma et ses conséquences dans votre vie tout en restant le plus possible détendu. Respirez bien en récitant votre mantra.

Reprendre la danse

Réactivez la musique et dansez sans limite pendant au moins 5 minutes.

L’idéal est ensuite de prendre une douche plutôt fraîche puis de terminer par 5 minutes de respiration ou de méditation.

L’exercice peut être fait autant que nécessaire pour se sentir libéré.

Des thérapies appropriées pour les traumatismes

Comme écrit plus haut, il est important que vous vous fassiez accompagner pour vous libérer de vos traumas psychologiques. Les exercices présentés ici vous seront d’une grande aide, mais seul, il est très difficile de prendre le recul nécessaire à une guérison complète.

Vous pouvez trouver d’autres thérapies proposées par le Dr Gordon dans cet article.

Si vous hésitez quand au type de thérapeute à consulter ou de thérapies à mettre en œuvre, n’hésitez pas à nous demander conseil en nous laissant un commentaire ou en nous écrivant directement (sou@seedofunity.space)

Amicalement vôtre,

Wanderer & Bhân

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